Aventure Byzantine : Peinture d’une culture cosmopolite

Image peut-être désuète, peut-être clichée, mais bien réelle. La Turquie, une peinture des années 90 françaises et pourtant tellement moderne, une jeunesse au style « britannique », mais une culture musulmane. Un Melting pot et pourtant il s’agit bel et bien d’une seule ville, Istanbul.

Observer une peinture peut nous faire, voir, entendre, sentir et découvrir toute une palette de nuances de couleurs, d’odeurs, de bruits. Souvent très poétique, un paysage dans l’art, c’est une ambiance chaleureuse ou froide, solitaire ou vivante. L’automne à Istanbul c’est la découverte d’un nouveau tableau.

Un mois que vous voici en terre inconnue, vous marchez dans ces rues qui finissent par vous être familières. Enfin vous arrivez à vous détacher de cette étiquette de routard et de nouveau venu pour vous placer en observateur. Petit à petit vous vous sentez un peu moins étranger, un peu moins touriste.

 

Remise en contexte. Prêt. On repart de zéro, enclenchez la marche arrière de votre télécommande et remettez le film au début.

Arriver dans un nouveau pays, c’est découvrir une multitude de choses à la fois, se sentir effrayé parfois par tant de nouveautés et d’inconnus. On panique, on cherche sa place dans ce nouveau monde. Puis d’une façon, étrangement fluide et naturelle vous avancez et cherchez à ouvrir de nouvelles portes pour connaître mieux ce lieu dans lequel vous évoluez.
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C’est alors qu’a lieu la première magie d’Erasmus. Vous apprenez une nouvelle langue et alors la première des portes s’ouvre à vous, vous arrivez petit à petit à communiquer avec la population et cela n’a pas de prix car enfin vous entrez dans une culture et vous êtes plus à même de la comprendre.
Première étape franchie. Vous n’êtes plus autant sur le qui vive, dorénavant vous avancez avec calme. Vous prenez vos petites habitudes, remarquez des rites et rituels stambouliotes, devenez un as dans l’art de traverser les routes, où, il faut le dire, entre voitures et piétons c’est la loi du plus fort. Il faut savoir quand et comment s’imposer pour traverser.

Sonbahar, automne en turc, ce sont des pluies diluviennes et des feuilles aux couleurs fauves. C’est le bruit des gouttes sur votre parapluie translucide, alors vous levez les yeux de vos bottes en caoutchouc, vers un ciel gris, mais ô combien poétique.
C’est « sur le chemin de l’école » à la maison que vous remarquez toutes ces petites choses qui caractérisent Istanbul. Après les salles de classe si peu modernes, mais chaleureuses par la couleur crème des murs et le bois des pupitres trop hauts dont les fauteuils sont en velours bordeaux liés les uns aux autres , la vieille télévision et les vieux cadres en bois dont les photos et les articles sont en noir et blanc et illustre une époque révolue, vous vous retrouvez au milieu d’une foule d’étudiants au style étrangement britannique.

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Sur votre chemin vous croisez les vendeurs de Simit, ces petits pains ronds avec un trou au milieu qui rappellent quelque peu le Bretzel allemand, dans l’allure. On sait pertinemment qu’ils seront meilleurs en boulangerie, pourtant on les achète là, sur notre route. Il y a ensuite les vendeurs de parapluies qui vous hèlent sur votre passage (l’été ils auront des bouteilles d’eau, il faut savoir s’adapter dans la vie).

Puis vous quittez l’artère centrale pour des ruelles où vous retrouverez toute la jeunesse dans des bars tout droit inspirés du look anglo-saxon – encore ? – oui, oui, nous sommes à Istanbul. Là, ils dégustent thé et café en bavardant gaiement ou en travaillant sur leur ordinateur malgré le brouhaha ambiant et la musique. Malgré les portes et les fenêtres grandes ouvertes il y règne une douce chaleur.

Vous vous éloignez ensuite un peu plus du centre. Vous trouverez, alors, des « salons de thé » extérieurs et ce, malgré la pluie, les hommes y dégustent çay sur çay (Tea time !). Ils observent le monde et vous, eux.

Seuil de votre porte, soleil.

 

La Chocolatina

 

One Reply to “Aventure Byzantine : Peinture d’une culture cosmopolite”

  1. Marianne dit :

    Super bien écrit ! ça c’est vraiment un article qui donne envi d’aller voir !!

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